LE TÉMÉRAIRE OU SALINOIS

Le Téméraire ou Salinois est un gâteau franc-comtois à base de pâte sablée (farine, beurre, sucre, oeufs, noisettes) garni de pommes ou de poires et de raisins flambés, pas plus épais qu’une galette.

Fabriqué à Salins-les-Bains, dans le Jura, il devrait son nom à Charles le Téméraire, qui, après avoir essuyé une défaite en Suisse, aurait reçu d’une sorcière de la région un philtre magique lui permettant de retrouver ses forces. Plus prosaïquement, ce gâteau semble descendre des « rortes » (tartes) confectionnées à Salins depuis des siècles. Localement, il existe en gâteau pour six personnes et en tartelette individuelle.

Niveau de difficulté : facile
Temps de préparation : 5 min
Temps de repos : –
Temps de cuisson : 25 min
Temps total : 30 min
Ingrédients : 6 personnes
Pâte :
300 g de farine
1 œuf
100 g de sucre
1 pincée de sel
1 zeste de citron
150 g de beurre
150 g de noisettes
10 ml d’huile de pépins de raisin
1/2 verre de lait
Garniture :
4 pommes (reinettes grises)
1 poignée de raisins secs
20 ml de marc du Jura ou de Calvados ou de Cognac

Préparation de la pâte :

  • Faire rôtir les noisettes dans un poêle avec 1 c. à c. d’huile puis les hacher.
  • Mélanger dans un grand bol la farine, l’œuf, le sucre, le sel, le beurre et les noisettes.
  • Travailler rapidement la pâte avec le lait.

Préparation de la garniture :

  • Laver et éplucher les pommes. Les couper en petits cubes.
  • Dans une poêle, faire flamber les raisins secs avec le marc du Jura.
  • Ajouter les pommes, remuer et mettre hors du feu.

Assemblage et cuisson :

  • Couper la pâte en deux parts égales
  • Abaisser la pâte à 5 mm d’épaisseur.
  • Garnir un moule à tarte de 23 cm de diamètre avec la première pâte.
  • Verser la garniture à l’intérieur de façon uniforme.
  • Recouvrir avec la deuxième pâte.
  • Dorer, rayer la surface à la fourchette.
  • Préchauffer le four à 180 °C.
  • Enfourner durant environ 30 min.
  • Sortir. Laisser refroidir
  • Déguster !

 

« La cuisine ne se mesure pas en termes de tradition ou de modernité. On doit y lire la tendresse du cuisinier. »

Pierre Gagnaire